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| 20-03-2008 Général |
I kill myself to make them pray |

[Mode Individu ON] Humeur Musicale : Thick as a brick de Jethro Tull Humeur d’Emma : Papa, ze t’aime mwoaaaaaaa [Mode Individu OFF]
[Mode Individu ON] [Mode Belle Inconnue ON]
De touts les mots, étriqués de conscience, écrasés par le bitume lorsque le sol est mouillé, ces fleurs de goudrons, qui se recroquevillent et qui éclatent leurs corolles pour mieux respirer l’âcreté profanée et le parfum violé, de touts les mots que je n’ai pas vernis et qui se sentent trop petit, même trop translucides, par l’embrasure des portes et le cadrage des murs qui ne laissent passer aucune fenêtre durant le renouveau du printemps, fébrilité de deux corps qui se croisent encore, et qui malgré tout acceptent l’oppression oppressée d’un espace confiné et le craquement des peut êtres lorsque le choix ne vous appartient plus.
De touts les mots, subjugués par tes yeux, illuminés par les feux quand ton regard étincelle, du vert le plus bleu, voire même le plus gris, quand tu pleures un peu et que ton cœur Sanscrit dans le grand livre commencé, enluminé par nos vies qui se sont cachées pour mieux nous surprendre, pour mieux nous apprendre que le poids du verbe qui s’est trop terni, est bien plus beau que l’infini remords de ces paupières closes qui cataractent l’ennui d’un monde délavé, depuis que tu l’a sous exposé de tes pensées argentiques.
De touts les mots, puissants de connivences, effacés quelquefois dans les lignes trop blanches du cahier à spirale décalqué à la main, aux traits imprécis qui fait que demain cela restera écrit, au moins pour des siècles et les centuries lorsque l’on renaîtra et que l’on saura pourquoi, il suffira d’une fois, rémanence magnétique, résurgence électrique, explosion cinétique, il suffira d’une fois et de touts les mots pour que le ciel de notre enfer, redevienne la terre, on se créera des mondes pour ne pas y vivre mais pour y laisser le poids de nos excommunications, a peine divulgués aux communs auréolés, élancés de bontés lorsqu’il ne s’agit que d’eux, mais quand notre Nous, éclipseront leurs offrandes, ils devront bien comprendre que leurs refrains repus et brûlés du bout des lèvres, ne chanteront plus lorsque la nuit se lève.
De touts les mots, qui constitue la liste barrée et raturée, pour que l’amour subsiste dans ton cœur sur exposé, sur explosé de ta capacité à aimer l’inconnu, juste parce qu’il t’émeut et qu’il a compris le mécanisme de tes rouages et la beauté de ton visage le matin au réveil, dans Nos mondes sans soleil, il a fallu pourtant se laisser aller et ne pas succomber à l’envie de devenir grand et brillant, des étoiles crachées se sont allumées aux alentours de l’espace, pour ne pas que l’on se perde et pour ne pas perdre ces liens incommensurables qui font de Nous ce que beaucoup auraient aimé avoir été.
[Mode Belle Inconnue OFF] [Mode Individu OFF]
Photo : Nuki D |
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20-03-2008, 12:23:05 Nola
Comment Taire ? (4) |
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| 26-02-2008 Général |
L'écume des joues |
 [Mode Individu ON] Humeur Musicale : Funeralopolis des Electric Wizard Humeur d’Emma : un bisou barreau papa !!! [Mode Individu OFF]
[Mode Individu ON] [Mode Belle Inconnue ON]
C’était une de ces soirées d’été, moites et dégoulinantes de candeur lorsque l’on s’efforce d’ouvrir les yeux et que l’on se rend compte que finalement, il valait mieux les laisser fermés. Mais il était trop tard pour occulter la persistance rétinienne, il était trop tard pour faire semblant que les alentours n’existaient pas et il était trop tard pour nier la confidence du souffle annonciateur de pluie qui déjà, tambourinait aux vitres, syncopée et cadencée par le rythme du puissant.
J’étais éveillé dans ce lit trop triste qui ne me rassurait plus, trop fatigué pour rêver d’Elle, d’ailleurs, j’avais le sentiment qu’Elle ne rêvait plus vraiment de moi ou alors de bribes en bribes, quand la pesanteur était trop forte et qu’Elle voulait s’offrir quelques minutes de bonheur pur et intense. Je suppose qu’Elle se réservait et savourait ces moments, souvenir des sucreries de l’enfance où l’on avait droit qu’à un voyage, un seul à la fois, un seul pour la journée, un seul : déballer le papier qui enrobe les rêves, craquement caractéristique de la mise en place du décor, l’odeur concentrée du plaisir qui promet les vents et les voiles et ensuite, la mise en bouche du départ qui largue les amarres et qui nous entraîne vers l’immensité éthérée.
Je me suis levé, je suis sorti. J’avais besoin de montrer à la Nuit battante que j’existais encore, que je serais là, toujours. Evitant la lueur des réverbères, je laissais les gouttes ruisseler et transpercer le coton des humanisants, je les laissais se suicider sur ma peau, sans cris parce que telle est leur destinée, consciente et docile. La fatigue se faisait de plus en plus lointaine, comme Elle et moi, évitant le soleil, fatiguant l’ombre de notre présence, de plus en plus lointaine, elle aussi. Il n’y avait personne dehors, l’heure était trop tardive pour consommer l’amour et trop matinale pour quitter les bras qui serraient les péchés. L’encre visqueuse des étoiles s’éveillait, dessinant les arabesques, sculptant les émotions cantonnées des bris de voix qui m’appelait au lointain, au beau milieu de ma tête.
Elle devait être en train de déballer le papier du souvenir, Elle me conviait à la connivence de l’Amour, Elle voulait Re-Vivre l’inimitable sensation des retrouvailles. Elle m’a guidé à travers le labyrinthe de la ville, ses yeux verts m’indiquaient la marche à suivre « non, pas par là, oui, de ce côté ! », je me suis finalement retrouvé bordés de bancs et de jeunes arbres, les premiers jours renaissaient, Elle avait choisi l’endroit et Elle avait eu raison. Nous pouvions commencer la valse étourdissante des caresses, rappeler à nos corps combien il était bon de ne plus faire qu’un, combien il était bon de s’abandonner au luxuriant bonheur, combien il était important de briller dans l’écume de l’aurore.
C’était une de ces soirées d’été, moites et dégoulinantes de candeur lorsque l’on s’efforce d’ouvrir les yeux et que l’on se rend compte que finalement, on n’a plus envie de les refermer.
[Mode Belle Inconnue OFF] [Mode Individu OFF]
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26-02-2008, 14:31:28 Nola
Comment Taire ? (11) |
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