12/06/2006

Aux Sombres Heros de l'Amer

[Mode Individu ON]

Tout a commencé par :

[Mode Individu OFF]

 

[Mode Belle Inconnue ON]

Pourquoi la Mer ?

[Mode Belle Inconnue OFF]

 

 

[Mode Conscience Rebelle ON]

[Mode Individu ON]

 

Parce que dans mes fugitives éthérées, je l’associe le plus souvent dans le monde marin.  Pourquoi ?  Je ne saurais pas trop le lui dire, mais c’est par rapport à quelque chose qu’elle a dite, ou écrite.  Je ne me souviens plus trop bien.  Néanmoins, elle m’a fait découvrir que la mer, était en fait, très Oedipienne.  Outre l’homonymie présente dans ces deux mots, on peut également y établir une certaine synonymie d’idée.

 

- Mon Nola */Fuuuuuuuuun/*, tu sais que tu es un grand malade ?

- Si tu me laisses t'expliquer, tu verras que tout sera clair !

- Comme de l'eau de roche ?

 

Tout commence par une image, comme à chaque fois.  Elle est étendue, dans l’eau, au beau milieu de la mer.  Pas de terre à proximité, pas d’îles, pas de côtes.  Elle est allongée, seule, habillée mais sans chaussures.  Des vêtements ternes, dans les gris et bruns lui collent à la peau, la boursouflent quand quelque fois, un peu d’air emprisonné, parvient à s’échapper du filtre trempé du tissus.  Elle a les yeux fermés, un sourire, comme si elle appréciait le fait de pouvoir se relaxer sur et dans un support aqueux.

 

Ce monde ci, évolue en deux temps.  A la fin du premier scénario, tout revient au début */ Rewind /* et ce n’est qu’ensuite, le deuxième commence.  Et c’est là, tout l’antagonisme de la Mer(e) Oedipienne.

 

Le premier est tragique.  Alors qu’elle flotte sur la surface, la Mer(e) se fait houleuse, son corps commence à se balancer de plus en plus fort.  Elle éprouve des difficultés à se tenir hors de l’eau.  Elle s’enfonce, comme si la Mer(e) voulait se l’approprier, la ramener au bas fond de sa matrice.  Elle se fait encore plus enragée, */ Tu es à moi !   Tu ne pourras pas voguer avec tes propres voiles /*.  Elle essaie de se débattre, mais l’eau s’obstine à rentrer dans ses poumons.  Elle suffoque, n’arrive plus à respirer.  Comme si le giron maternel lui ordonnait de ne pas être une entité autonome.  Comme si, elle n’était qu’un ustensile seulement utile pour les desseins matriarcaux.  Elle voudrait s’extirper, bondir hors de l’eau comme savent si bien faire les dauphins */ Serait-ce, inconsciemment prémédité ? /*, mais elle n’y arrive pas.  Elle ne crie pas au secours, parce qu’elle connaît déjà la fin.  Elle persiste, néanmoins, à s’arracher du labyrinthe liquide.  Elle voudrait tant recoudre avec le dernier fil de vie, qui la maintient encore entre la Mer(e) et la Mort.  Malheureusement, celui-ci cède et elle ne peut que se résigner, s’abandonner à la puissance de la Mer(e).  Couler à pic, descendre jusqu’à ce que son image s’éteigne et que l’eau reprenne son activité, calme et lisse. 

 

Le second est un peu plus optimiste.  Ses beaux yeux s’ouvrent, laissant se mélanger le bleu de la Mer(e) et le vert de son iris.  Elle est portée, au gré de l’eau.  La Mer(e), calme et lisse, se ride, quelquefois, lorsque un vent tiède vient chatouiller sa surface.  Elle se sent bien, son corps ne pèse pas dans l’eau.  Elle est poussée, vers le haut, suivant le poids de son propre corps */Merci Archimède/*.  Elle sent un subtil mouvement, le courant ?  Peut être, mais il y a une force qui la déplace, lentement, doucement. */ Va ma belle, le monde est à toi ! /*. Elle se sent en sécurité.  Ses mains caressent sa Mer(e), la touchant, se revitalisant à son contact.  Elle est si bien, elle se remémore, quand durant les neufs mois de gestations, qu’elle était à l’abri, dans une Mer(e) interne.  Au chaud, au confinement des sons stridents et des rayons trop dévastateurs du soleil.  Elle se remémore, bercée à chaque pas, d’une entêtante fréquence, gauche, droite, gauche, droite.  Une fréquence enivrante cadencée par l’endorphine, planante et exubérante,   Soudain, elle entend l’écume qui vient pétiller sur sa peau et sur ses cheveux.  La terre est proche.  La Mer(e), tout au long, la protégeant, l’avait amenée vers de nouvelles terres.  Fertiles, ensoleillée de sucre, lumineuse de sable.  Elle sentit la chaleur, la sécher, par vagues successives d’ondulations. Elle pu enfin se mettre debout, balayant du regard toute cette beauté, offerte, tous ces nouveaux horizons à explorer.  Elle s’était dissociée, de l’enveloppe maternelle, mais c’était pour mieux, grandir, jamais loin des embruns qui l’avaient tant chérie.

 

[Mode Individu OFF]

[Mode Conscience Rebelle OFF]

10:28 Écrit par Nola | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Commentaires

wouffffffffffffffff nom d'un patin à roulette, mon Nola, tu sais que tu as un talent dingue????????

Écrit par : fun | 12/06/2006

suis soufflée là comme une bulle d'écume

Écrit par : fun | 12/06/2006

C'est vrai Fun tu as aimé ?
ça va mieux ton insolation ?

Écrit par : Nola | 12/06/2006

je n'ai pas aimé, je suis tout bonnement soufflée. les images sont splendides, on voit la mer et on entend le ressac, c'est un voyage.
Mon insolation ne va pas mieux non; je fais l'aller-retour réserve-bureau toutes les demi-secondes, je grelotte comme un nuts glacé et j'ai une barre à mine au fond du crâne. j'attends avec impatience, pour la première fois, l'arrivée de Gimli (avec mon pot, je vais certainement déraper sur une tâche de gras quand il va secouer la tête). T'as vu? j'ai découvert internet au boulot!

Écrit par : fun | 12/06/2006

Joli !! Tu as la vague à lame ?

Écrit par : Yves | 12/06/2006

Salut Yves ;-) non, c'est juste que je voulais faire plaisir à quelqu'un de particulier ...

Écrit par : Nola | 12/06/2006

Nola C'est très poétique

Écrit par : Yves | 12/06/2006

Merci Yves Le pire, dans ces exercices de styles, c'est d'essayer de ne pas poéter plus haut que son cul.
Je te jure que je me relis, plusieurs fois, élaguant certaines parties de texte. Souvent, je me dis que je m'écoute trop écrire. C'est compliqué d'aller à l'essentiel tout en essayant d'apporter des images, des mondes à mes lecteurs.
J'essaye de ne pas avoir l'écriture trop prétentieuse. Mais ma b-plus belle récompense, c'est quand VOUS me dites que vous avez apprécié.

Écrit par : Nola | 12/06/2006

Nola Mais c'est tout naturel, de plus, je suis incapable de faire la même chose.

Écrit par : Yves | 12/06/2006

Merci Yves mais dire au gens, leur faire savoir que vous appréciez, demande également un effort.
Je ne vous remercierais jamais assez !

Écrit par : Nola | 12/06/2006

Ha, c'est malin ! ... du souffle qui s'est accéléré à la boule coincée dans la gorge, j'ai eu beau tenter de respirer, mes larmes se sont mises à couler. Ce texte est d'une terrifiante beauté doublée d'une perception symbolique aïgue de certains sentiments.

Écrit par : Boudlard | 12/06/2006

Boud' Désolé, j'ai fait ce que j'ai pu ...

Écrit par : Nola | 12/06/2006

Les commentaires sont fermés.