15/06/2006

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais

[Mode Conscience Rebelle ON]

[Mode Individu ON]

 

Quelque fois, je sèche, rien ne vient.  Mes doigts tapent désespérément sur la barre d’espacement, et la page reste blanche.  Remplie de vide, certes, mais blanche. */Yaaaaaaaaaaaaaaaark/*

C’est alors, qu’en manque d’inspiration, prêt à expirer de futiles éthérées, que je demande, à des proches amis de m’envoyer un mot, une phrase qui pourrait faire partir la mécanique.  Aujourd’hui, Ma belle Floue m’a envoyé ceci :

 

[Mode Conscience Rebelle OFF]

[Mode Individu OFF]

 

[Mode Belle Floue ON]

 

Voilà Mon Nola une citation d’André Comte-Sponville : "Regretter un peu moins, espérer un peu moins, aimer un peu plus"

 

[Mode Belle Floue OFF]

 

 

[Mode Individu ON]

[Mode Conscience Rebelle ON]

 

Acte I : Le Regret.

 

Je suis un minable, je n’aurais jamais dû faire cela.  Comment est ce que je peux encore m’adresser la parole ?  Je me dégoûte, lui faire cela à Elle !  Mais qu’est ce qui m’est passé par la tête ?

 

*/REWIND/*

Samedi soir, en mal d’être, je vais boire un verre, sans Elle.  J’avais juste besoin de me retrouver un peu seul.  Attablé à une terrasse, je remarque, pas loin de moi, une autre de ces Elle.  Long cheveux bouclés, stature athlétique, yeux en amande et bouche en cœur.  Elle riait, ce qui la rendait d’autant plus belle et attirante.  J’en ai ressenti l’envie, puis très vite est arrivé le besoin.

 

*/FAST FORWARD/*

Dimanche matin, en mal d’être, je me réveille dans un lit qui n’est pas le nôtre, avec une de ces Elles, long cheveux bouclés, stature athlétique, yeux en amande et bouche en cœur.  Elle était réveillée, également. .  Elle riait, ce qui la rendait d’autant plus belle et attirante.  Elle n’en avait plus envie et surtout, plus besoin.

 

Je suis un minable, pourquoi ais-je fait cela.  Comment est ce que je peux encore m’adresser la parole ?  Je me dégoûte, lui faire cela à Elle !  Je ne sais toujours pas ce qui m’est passé par la tête.  Mon Dieu, comme je regrette.

 

 

Acte II : L’Espérance.

 

Je rentre chez Nous.  Tout penaud et portant encore l’odeur de cette autre.  Juste un regard et Elle à tout de suite compris.  Pas de scène, pas de pleurs, pas de cris.  Juste un vide écrasant.  D’une lourdeur épaisse de reproches.  Je ne pouvais pas la regarder.  Ses cheveux décoiffés et agglutinés en mèches collantes sur son front.  Des cernes noircies par l’oxydation de la nuit, en dessous des ses yeux.  Une peau chiffonnée par des draps trop de fois défaits.  Elle n’avait pas dormi, Elle m’avait attendu, Elle avait espéré, un coup de téléphone, un bruit de moteur dans l’allée, une odeur d’alcool sur mes lèvres.  Mais rien !  Je suis certain qu’Elle savait, qu’Elle a dû se morfondre durant toutes les secondes qui me séparaient d’Elle.  Qu’Elle m’a maudit, pardonné, maudit encore et toujours pardonné.  Elle est de ces beautés froides, qui souffrent en silence, parce que cela fait d’autant plus mal, pour l’autre, lorsque l’on se tait.  L’absence de mots rend les idées folles.  Tout comme la trahison, peut être.

 

 

Acte III : Aimer.

 

Elle ne m’a pas vraiment pardonné, juste toléré.  Comme une continuité de vie, qui s’efface par la pudeur des autres.  Ne pas briser l’harmonie dissonante de deux vies qui ont commencé à vivre ensemble, mais qui ont cessés de rêver, pour continuer en dilettante.  Je vis, désormais, avec ce poids sur la poitrine.  Je ne peux m’en défaire.  Je sais ce que j’ai perdu et paradoxalement, c’est cela que je veux reconquérir.  Hélas, lorsque la perte est consommée et que l’amour pour l’autre grandit, la seule issue est la souffrance morbide.  Le jeux du chat et de la souris */ Coucou, je suis ici, mon cœur est à prendre, ha non,  (pas) plus toi !/*.  

 

Trente ans après, la situation n’a pas changé.  Je suis toujours avec Elle, où nous nous voyons, sans plus nous voir vraiment.  Nous sommes ensemble par apparence, construisant une façade qui s’ébranle.  Le poids, dans ma poitrine s’est estompé.  Ho, il est toujours là, mais moins pesant.  Plus facile à porter.  Je l’aime toujours autant, enfin, j’aimerais qu’Elle m’aime toujours autant !  J’aimerais qu’elle ressente mon amour sans cesse grandissant, durant ces trente longues années.

 

C’est alors, que je me souviens, pendant la nuit dépaysante, entre la douche et le préservatif, il y avait sur la table de nuit, un livre d’André Comte-Sponville.  J’ouvre, et ces mots s’offrent à moi : « Regretter un peu moins, espérer un peu moins, aimer un peu plus ».  C’est finalement, exactement mon état d’esprit.  Ma déchéance, ma déchirure, mon semblant de vie.

 

[Mode Conscience Rebelle OFF]

[Mode Individu OFF]

12:36 Écrit par Nola | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

Commentaires

Nola Clap clap clap

Écrit par : Yves | 15/06/2006

/mode nain off/* mode FunFloue on/* parce qu'aimer un peu plus comprend tout, du regret à l'espoir.
/mode Fun off/*
/mode Nain on/*
vous faites quoi sur cet ordinateur?
/mode Nain Off/*
/mode Fun la honte On/*
euh....un devis, mon bon Seigneur/*
Mode blog Off/*

Bravo mon Doux, tu t'en ai bien tiré!

Écrit par : fun | 15/06/2006

~Ï~ Yves => Merci
Fun => Oui, ce n'est pas trop mal (fais gaffe au nain, ils sont insidieux ;))

Écrit par : Nola | 15/06/2006

c'est joliment dit Nola.. Il y a parfois de ces actes dont on n'est pas fier mais qui finalement nous ouvre les yeux sur ce qui nous est précieux, et c'est à ce moment qu'on se rend compte de la puissance de nos sentiments.

Écrit par : gaYa | 15/06/2006

Gaya c'est exactement cela ! Tu as vu juste !
Bienvenue chez moi !

Écrit par : Nola | 15/06/2006

héhéhé Portant edith piaffe sans cesse 'non, je ne regrette rien'

Écrit par : Yves | 15/06/2006

Yves Tu savais qu Edith Piaffe avec Maurice Chevalier ?

Écrit par : Nola | 15/06/2006

Nola Ah c'est pour ça que Marcel Ser(les)dan

Écrit par : Yves | 15/06/2006

Oui Parce que Madame de Beau Harnais !

Écrit par : Nola | 15/06/2006

Peut-être ... Le vécu :)

Écrit par : gaYa | 15/06/2006

je le crois pas ça y est, on est reparti pour les jeux de moooooooots!!!!!!!!!!!!!!!!
belle nuit monNola

Écrit par : fun | 15/06/2006

Espérer un peu moins, Aimer un peu plus.. est le sous-titre de mon Blog...... J'ai oublie les regrets. Il ne faut jamais rien regretter. Les regrets ne mènent qu'au remord. Et vivre avec des remords, ce n'est plus vraiment vivre.
Bises

Écrit par : Le P'tit Caillou | 16/06/2006

~Ï~ Fun => merci, ai bien dormi
GaYa => oups, sorry
Petit caillou => entr'autre ...

Écrit par : Nola | 16/06/2006

Damned t'as déjà tout compris toi...
que c'etait pour moi que l'attente était comme une torture, quelque chose d'insoutenable, la peur de ne pas vous retrouver, que la vie ne serait plus jamais pareille sans vous.. Que le temps s'était arrêté, le soleil déjà ne brillait plus .... que....

Écrit par : Le Ptit Caillou | 16/06/2006

Croix de bois croix de fer si je mens je vais.... Le P'tit Caillou NE MENT JAMAIS!

Écrit par : Le P'tit Caillou | 16/06/2006

Les commentaires sont fermés.