28/06/2006

Tangue la danse.

[Mode Individu ON]

Humeur musicale du jour : Since I’ve Been Lovin’You de Led Zeppelin

Humeur d’Emma : Pitichic paque pizougatchiquenou hoké ?

[Mode Individu OFF]

 

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Tout avait bien commencé pourtant :

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[Mode Conscience Rebelle ON]

 

Je m’étais parée d’une froide beauté distante qui disait : réchauffez moi. J’avais rehaussé ma bouche de couleur charnelle, pas trop, juste ce qu’il faut.  Mes yeux s’étaient étirés pour mieux souligner ma démarche féline.  Mes pieds s’étaient rehaussés de pointes martelant le sol pour que chaque pas résonne subrepticement, claquant dans l’épais vrombissement des voix. J’avais mis une de ces robes qui cache l’impudeur, laissant mes épaules de femme nue, dans les tons sombres, simplement égayés par un peu d’ocre et de pourpre.  Je m’étais diluée de capiteux, dans le creux des poignets, derrière le lobe des oreilles,  assez pour l’enivrement de circonstance.

La pièce était tamisée de voiles de lumières, décorée de fer forgé et de pierre bordeaux, rendant l’atmosphère un peu baroque de ces cathédrales pointant vers le ciel.  Je l’ai vu, lui aussi.  Attirée, emprisonnée, le reste ne m’appartient plus, cela a déjà été dit, chez un autre moi.  Il suffit de se laisser glisser par delà le temps des cités */Chrono Urbain ?/*.Ce n’est qu’après, une fois que tout cela s’est passé, que je peux reprendre, là où tout avait été laissé, le temps d’un Tango

« Tout avait été dit, le sexe, l’équilibre, les secrets, l’amour, la haine, les racines autant que les étoiles », mais rien n’avait été retranscrit, si ce n’est qu’une mémoire usagée, érodée par les vapeurs de l’inconscient.  Une n’a pas suffit, je redemande la transe action.  Je le veux, un type de besoin relationnel et consensuel.  Il faut qu’il me transporte de nouveau dans les vaisseaux de la guilde des voyageurs transis.  C’est lui qui m’avait conduite, par des mouvements précis et chaloupés, un peu comme une jeune mariée mourante, éprise du premier jour, que l’on amène devant l’autel ressuscitant.  C’est lui qui m’avait fait découvrir le goût acidulé des étoiles.  C’est lui encore, qui m’avait tout appris de sa vie, sans rien me dire, simplement en dévoilant les mimiques prostrée de son cœur.  Je le veux, vous comprenez, je le veux d’un amour tendre et imprécis. Je le veux par les essences même des retrouvailles.  Mais de retrouvailles, je n’ai eu qu’un Adieu.  Des yeux qui se séparent, des mains qui se quittent, une présence qui s’évanouit, la musique qui ne se fait plus entendre.  J’ai déchiré ma robe, enlevant l’ocre et le pourpre qui subjuguait l’aliénation, j’ai enlevé les pointes de mes pieds qui rendait le galbe de ma silhouette si attirante, me prostrant contre mon corps, pas loin des colonnes de Cararre.  Je suis redevenue cette entité immaculée de mascara noir, qui entourait mes yeux, mais qui s’égoutte, suivant les méandres de mes larmes.  Effleurant mes joues, tombant sur la paume des désolations.  Le brusque retour de flammes, incendiant l’écru de ma peau, carbonisant l’énigme chimérique qu’est devenu mon visage.  Mes épaules nues, retombent du capiteux alambiqué par des frasques virevoltantes.  Je reste ce point sombre, qui sombre de l’amour du capitaine de vaisseau de la guilde.  Qui m’envoie au fond des océans où même une fenêtre ouverte ne peut laisser passer la lumière.  Mais je sais, qu’au tréfonds de mon apparence, au tréfonds de l’enlisement, je sais, que je me relèverais, j’irais, déchirée et nu pieds sur le froid du marbre, j’irais, lui demander la tendresse ultime.  Il ne pourra me refuser, pare que je sais, la puissance qu’a la femme dans toute sa tristesse, éblouissant les rumeurs d’un candide sourire.  Je sais qu’il ne dira pas non, parce que c’est moi et parce que c’était trop violent pour en rester là.  Je sais qu’il sait, qu’il reviendra dans les brumes de la folie, avec moi, moi seule.  D’une impression décadente de sentiments violacés, je sais, que j’aurais l’audace et le courage du lui susurrer : juste une dernière danse, un dernier Tango, toi, moi et la souffrance de l’homme, qui fait tanguer les cordes sur un morceau de bois.

 

 

[Mode Conscience Rebelle OFF]

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12:57 Écrit par Nola | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

Commentaires

De la Folie ton texte ! Je te déteste ;-)

Écrit par : Boudlard | 28/06/2006

;-) C'est toujours plus facile lorsqu'on admire l'inspiratrice ...

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Pitichic paque pizougatchiquenou hoké Au fait, ça veux dire quoi ?

Écrit par : Yves | 28/06/2006

Je ne sais pas encore ;-) J'essaie, mais décoder son language est assez difficile ;-)

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Bah ça va vite tu vas voir, une fois qu'elle va commencer a parler, elle ne va plus se taire ;-)

Écrit par : Yves | 28/06/2006

Un peu comme son papa pour l'écriture ;-)

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Non Nola en pire, quand tu as mal au mains tu arrêtes d'écrire
Quand tu aura mal à la tête, c'est pas pour ça qu'elle va se taire ;-)

Écrit par : Yves | 28/06/2006

bah, avec dix années de guitare derrière moi je n'ai plus mal aux mains ;-)
Puis pour les enfants, il suffit d'appuyer sur le bouton MUTE ;-)

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Ha oui la guitare Tu as pas un Mp3 ou 2 pour que j'écoute ?

Écrit par : Yves | 28/06/2006

Yves suis en train de t'envoyer

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Nola Merci, c'est vraiment génial a quand un CD ?

Écrit par : Yves | 28/06/2006

;-) bah, ce n'est pas si exceptionnel que ça !

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Si si on sent le feeling ;-)

Écrit par : Yves | 28/06/2006

Yeah Man You've got the blueeeeeees ! ;--)

Écrit par : Nola | 28/06/2006

Stop Arrêtez un peu de chatter tous les deux, y a plus personne qui ose en placer une ;-)

Écrit par : Boudlard | 28/06/2006

hihihi Boudlard : si tu savais ;-)
Bonne soirée a tous

Écrit par : Yves | 28/06/2006

Les commentaires sont fermés.