21/07/2006

Le cri du corbeau

 

Tu te souviens, tu étais là, à bailler aux corbeaux.  Allongée dans une fourrure de blé mûrs, pas loin du chemin rocailleux de la vie.  Tu étais perdue entre tes deux soleils bleu clair, ceux la même qui absorbent les rayons pour rendre obscur les alentours.  Ceux là même qui s’étirent en toi, lorsque le vague à l’âme te prend, et qui par une faible lumière azurée, te donnent le blues.

Tu étais là, étendue, comme à l’accoutumée lorsque tu te sens triste, les bras le long du corps, prostrée devant l’infini, dans une pose d’abandon secret.  Quelques mélancolies perlaient de tes yeux, abreuvant la terre du cristal de tes peines.  Le vent couchait les longues tiges autour de toi, ondulant les courbes sacrées de ton corps.  Il se faisait ton ami, effleurant avec délicatesse ton trop plein d’émotions, il se faisait ton ami, emportant avec lui ton trop plein de raisons.

 

Tu te souviens, j’étais là, à bailler aux corbeaux, sur le chemin rocailleux de la vie.  Trop loin dans la perspective, pour que tu m’aperçoives.  J’étais perdu, les pensées plantée dans ce qui restait du ciel déjà entamé par ton aura filandreuse et aguichante.  Perdu au milieu des flots dorés qui tanguaient au gré de l’ennui, il n’y avait aucun spectre auquel me raccrocher.  Si ce n’est une image d’un tableau vivant de couleurs.

C’est alors qu’au loin, deux immenses soleils bleu clair, ceux là même qui s’étirent en toi, vinrent frapper les molécules d’air en face de moi, tel un phare lorsque l’on s’abîme en pleine mer.  Ils se sont accrochés aux fugitives éthérées, me guidant, me protégeant des tourbillons et des ressacs du blé.  Je te vis, étendue, comme à l’accoutumée, lorsque tu te sens triste, et que tu sens monter le blues en toi.

 

Tu te souviens, nous étions là, à hurler aux corbeaux, à l’écart du chemin rocailleux de la vie, à l’abri des regards obliques de l’infortune de ne pas être deux.  Nous étions allongés, tes doigts serraient mon poignet meurtri, pour ne pas que s’écoule l’abstinence des remords, pour ne pas nous reperdre à nouveau.  Nous étions là, avec la sensation tiraillante d’une illusion fortuite, holographique, presque charnelle.  Nos longs cheveux, se mêlant au souffle des nœuds du courant, s’embrasaient en des milliards d’étincelles rougeoyantes.  Comme autant de super novae en phase d’implosion.  Nous étions par delà l’obscurité, par delà le livide, nous étions notre Nous, rien que notre Nous.

 

 

 

Il faut que je m'absente, quelques temps.  D'autres horizons se dévoileront à moi pour ne pas que je tombe dans cette routine changeante.  Je reviendrais, bien sûr, soyez heureux ...

13:25 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

Commentaires

encore un coup de toit? sacré Toi!

Écrit par : Bille | 21/07/2006

Oui Bille Encore un coup du Toit ;-)

Écrit par : Nola | 21/07/2006

j'aimerais savoir ecrir comme ca ... ca coule comme une source ..... c'est beauuuuuuuu

Écrit par : zelda | 23/07/2006

Hé ho Nola... et les nouvelles quotidiennes d'Emma? On n'y a plus droit?
Son mec? Ca va toujours?
bises

Écrit par : Le P'tit Caillou | 24/07/2006

Nola dans la nova ? Tu pars epancher ton spleen avec ta guitare, Nola ?
Inutile de te préciser quelle gamme utiliser, la pentatonique de blues ;-)

Amitiés,

Écrit par : Eric | 24/07/2006

En fin heureuse... Il faut que je te revienne indéfiniment. D'autres pensées m'échapperont alors pour deviner l'immensité des possibles. Je te reviendrai parce qu'ici n'est pas comme ailleurs... Je te promets...

Écrit par : Ewenn | 25/07/2006

j'espère que tu vas bien tu me manques ...... grand frère de ma grande soeur ;-)))

Écrit par : Ange | 04/08/2006

tu t'en va ?
bhen à bientôt alors :)
bises ^^

Écrit par : bio | 07/08/2006

bon vent l'ami on tème bien tu sais;

Écrit par : joE | 07/08/2006

Bailler ? Permettez-moi de rectifier. On écrit BAYER dans cette expression. Bayer signifie regarder en haut, la bouche ouverte ou bée. Mais ce n'est pas grave.

Écrit par : François | 09/12/2008

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Écrit par : hetraifaer | 13/07/2010

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Groeten

Écrit par : Gekclilia | 19/11/2011

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