26/09/2006

Ils sont plus de deux mille, mais je ne vois qu'eux deux

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Humeur musicale du jour : IN THE SHADOW OF THE VALLEY OF DEATH de M. Manson

Humeur d’Emma : Sleepy Hollow …

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C’est par une nuit sans Lune qu’elle s’était confiée à moi, au Thé au Mascara.  Quand les nuageuses vous empêchent de voir au-delà et que les brumeuses confondent votre esprit de Celle.  Elle est venue à moi, trempée de ces gouttes d’amertumes celles là même qui viennent rejoindre le torrent maudit que l’on appelle l’Amour, dénuées de toutes vanités et qui vous renvoient à votre condition de petite fille, seule et fragile, dans un corps de femme mais toujours aussi seule, et toujours aussi fragile.

Voilée par les doutes de sa conscience, elle hurlait ses choix de la cruci-fiction : mourir pour son idéal ou bien vivre une vie dont le script était déjà écrit, sans improvisations.  L’erreur était de choisir.  L’erreur était de croire que dans un de ces possible, elle ne serait plus seule.  Intense Gravité qui fait tomber le fruit mielleux de l’arbre et qui roule le long de la terre rocailleuse : l’horizontalité n’offre plus de sexe et la verticalité n’arrive plus à se blottir, faute de bras.

Cette Sacro Sainte Solitude qui vous renvoie toujours à la case départ : se rendre compte que l’on a tellement besoin d’amour !  Plus que l’on peut s’en donner soi même, parce que finalement, il y aura toujours la lourdeur des manques, onirique dans sa Walkyrie,  éteinte quand les trompettes ne résonnent plus et que l’effluve du silence, efface les vibrations d’un semblant de joie.  La cavalcade de la passion et la galopade de la tendresse, diminuent d’allures, pour finalement, aller au trot, puis au pas et finissent embourbés, immobiles dans un champ que trop labouré par les remords et les regrets.

Le pire, c’est que même dans les soubresauts de lucidités, son visage ne pouvait mentir.  Elle était tapie dans un des coins du Thé au Mascara, là ou l’ombre ne pouvait plus la réfléchir et souligner, que « même », surtout dans la tristesse, elle restait vraiment belle.  De cette beauté triste et fulgurante qui explose le cœur, mais qui réfrène les ardeurs opiacées, vaporeuses dans leur élégance.  Ses fabuleux yeux verts se répandaient dans les interstices de l’âme, ouvrant et fermant les solutions comme dans un très mauvais Vaudeville, une mâtinée de chagrin.

Pour ma part, j’étais tapis dans un autre des coins du Thé au Mascara, les genoux repliés sur mon torse, la tête reposant sur eux, les yeux l’entr’apercevant.  Je n’osais trop de promiscuité, parce que l’espace vital de la solitude est un cercle vicieux : il nous en faut pour s’en remettre et il nous en faut pour nous promettre de rester seul.  On en revient toujours au même point de départ, finalement : la solitude.  Que l’on soit seul ou à deux, elle arrive à occulter les principes même d’un regard qui se tend.  Elle rend aveugle celle qui voudrait voir, muette celle qui voudrait parler, morte celle qui voudrait vivre.  Et pourtant, il suffit d’un craquement, une allumette qui s’enflamme pour que même dans les coins les plus sombres, les iris satinés soient irrésistiblement attirés.  Certes, la lueur ne dure qu’un instant, mais elle permet d’éclairer un bref instant, un infime moment jaune et vacillant.  Une infime conception de l’espoir qui dit : Nous seront seuls, pendant le temps qu’il te faudra, et si les flammes peuvent te réchauffer, alors, je brûlerai mon âme pour que tu puisses t’en repaître.  Je m’effondrerai à tes pieds, telle une torche vivante, pour que ton coin s’illumine et pour assécher tes larmes.  Je ne crierais pas malgré la douleur, je ne pleurerais pas malgré la souffrance et je ne t’implorerais pas malgré l’envie.  Parce qu’il est pire que celui qui ne veux pas de l’Amour : celui qui veux trop en donner …

 

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11:12 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook |

Commentaires

"After Eight" avec le thé ? Doux Bizoux

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 26/09/2006

hahahaha va voir dans mes posts précédents, tu découvriras le thé au mascara ;-)
Tu vas bien ?

Écrit par : Nola | 26/09/2006

Vi Vi , j'avais déjà pu zieuter des news vont bientôt te parvenir en gras rouge sur fond noir

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 26/09/2006

Gras rouge sur fond noir ???

Écrit par : Nola | 26/09/2006

Salut Nola ' En vivant ou en mourant, nous alimentons le feu '
Clive Barker

Écrit par : Yves | 26/09/2006

Yves Bandes d'enculés de fils de putes ratatatatatatatata !
Clive Barrow and Bonnie Parker ;-)

Écrit par : Nola | 26/09/2006

sais pas ce qu'ils font chez sky mais je vois que tu es dans les mises à jour et je ne sais rien lire :-((
j'écris même dans le noir
mais ;-)) je te fais un ti bisou

Écrit par : Ange | 26/09/2006

Ange ha bon ???
Ben bisous aussi ;-)

Écrit par : Nola | 26/09/2006

hahaha ;-)

Écrit par : Yves | 26/09/2006

ah quand même! c'était pas trop tôt sais-tu?

Écrit par : melle Bille | 27/09/2006

Honte à moi M'elle ;-)

Écrit par : Nola | 27/09/2006

... nolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanolanola.....aaaaaah !
L'amour ? Une inconnue imprévisible

Écrit par : gaYa | 28/09/2006

GaYa C'est tout à fait ça : une inconnue imprévisible !

Écrit par : Nola | 29/09/2006

Ca fait que je crâne beaucoup.... que je parle plus des moments où je m'écroule.... que tout cela n'est qu'une partie, et que l'autre je la passe sous silence...... désormais mes états d'âme, les vrais sont sur un autre Blog. Anonyme parmi les anonymes. Parce que mêmes les commentaires je peux plus y faire face. Ailleurs, je ne suis plus le P'tit Caillou, mais tout simplement moi. Parce que tout ce que j'ai vécu, faut pas croire que je l'ai balayé comme ça, d'un coup de baguette magique.
Désolée de te décevoir.....

Écrit par : Le P'tit Caillou | 29/09/2006

Petit Caillou un petit mot de moi, chez toi !

Écrit par : Nola | 29/09/2006

Si soudain je m'apercevais que le mot "sentimental"
ne signifie plus seulement canevas ,ni "du gâteau"
mais carnet de timbres
alors combien je pleurerais
et encore je demanderais
encore
can I have a stroke, please
par pitié

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 29/09/2006

Miss Jungle il suffit simplement de le demander ...

Écrit par : Nola | 29/09/2006

je pense à ces rêves que le réseau initie. ...

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 29/09/2006

Sybillin s'il en est !

Écrit par : Nola | 29/09/2006

Il n'est pas interdit de trouver ce qu'on voudra Même


à toi

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 29/09/2006

et pourquoi ? Même à moi ? Suis je si différent ?

Écrit par : Nola | 29/09/2006

y'a pas un bouton qui fait "rewind" ? pas prévu ça hein ? verte, je suis,
tout fout le camp.

Nola prete-moi ta capuche.

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you. | 29/09/2006

Voici ma capuche Miss Jungle Mais n'as tu pas besoin d'un manteau ?

Écrit par : Nola | 29/09/2006

étrangement je débite des conneries au kilomètre depuis quelques temps Bon, ce coup ci, j'suis plus là pour un p'tit moment, alors, s'il te plait

garde-moi le chat, sois sympa

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you | 29/09/2006

Sorry Mais je suis allergiques au poils des animaux et plus spécifiquement les chats ! Va falloir trouver quelqu'un d'autre !

Écrit par : Nola | 29/09/2006

c triste orly le dimanche tu trouve pa ?

Écrit par : dante | 30/12/2007

Les commentaires sont fermés.