29/09/2006

Et quelqu'un qui attend, une bille de verre et un ver à soie

[Mode Individu ON]

Humeur musicale du jour : Smooth Operator de Sade

Humeur d’Emma : Voilà, tous les vaccins sont fait, tranquille jusqu’à mes 6 ans !

[Mode Individu OFF]

 

[Mode Individu ON]

[Mode Belle Inconnue ON]

               

J’ai beaucoup réfléchi hier soir, après m’être reposé au Thé au Mascara, je suis allé me réfugier sur le toit.  Seul, pour une fois.  Je l’avais laissé dormir paisiblement entre les coussins de soie et de velours, le corps enveloppé de gaze transparente qui soulignait les courbes, qui occultait les remords : immaculée de tissus. 

Je me suis longuement demandé les pourquoi qui n’apportent jamais de réponses et les comment qui à la fin, ne font qu’induirent d’autres pourquoi.  Je me suis longuement demandé … comme si quelques étoffes colorées, bruissaient des frottements râpeux des questions qui ne laissent aucunes places aux réponses.  Je me suis longuement demandé, ébouillanté de cette ardeur qui s’insinue entre les différents mondes en fusions.  Tout ces mondes que je crée et que je vis, tel un schizophrène conscient de son état de dépendance, ces mondes qui deviennent réalité, au fur et à mesure que l’On y croit.

La nuit était belle, fraîche dans ses retranchements de septembre, mais j’avais peur qu’octobre ne résolve rien, qu’il me laisse avec les mêmes impressions déguisées, avant que l’hiver n’arrive et qu’il enveloppe la promiscuité de son drap blanc et froid.  J’avais peur, c’était le mot exact.  La dernière fois m’avait laissé un goût d’incompréhension dans la bouche mêlée de cette tristesse amère dont les crissements s’incrustent à l’intérieur du palais, de sorte qui vous faut des gorgées d’air sucré pour effacer toutes traces de violet.  Cette peur qui vous assure que vous avez mal fait, même si ce n’était pas conscient, mais qui se fiche éperdument de la boule amplificatrice qui vous laboure le ventre de l’intérieur.  Cette peur qui fait semblant de vous éloigner, en vous ôtant toute la possibilité de Vous rejoindre, parce qu’insidieusement, elle vous répète que vous avez mal fait, sans jamais vous dire pourquoi, mais là au moins, Vous connaissez le comment.

Je me suis longuement demandé comment tout cela aurait pu être, comment cela serait aujourd’hui, si tout cela n’avait pas été.  Enfin ce tout cela tient simplement en quelques minutes.  Quelques minutes ou le monde du silence s’est quelque peu brisé, par les non dits de l’absolu et par le fait d’avoir compris que les pensées, ces fugitives éthérées, sont souvent plus puissantes que les vibrations de l’air.  D’avoir compris, que finalement la distance, ne supprime pas les liens ou en tout cas, les Nôtres, mais que cette distance est au contraire nécessaire, parce que les retrouvailles n’en seront que plus intenses, enjolivées par l’abîme noir et profond duquel on émerge.

Les choses devenaient plus claires, à présent, plus nettes, moins floues en tout cas.  C’était ça, simplement ça ! Sur le moment, ça m’avait paru tellement inconcevable !  Tellement ténu pour qui a déjà vécu la tendresse et le toucher et qui en redemande encore et encore, assoiffé par ces incommensurables yeux verts, ceux qui rendent fou celui qui les contemple.  Cela m’avait paru tellement inconcevable, et pourtant, c’est la solution !  J’en suis certain, je commence à comprendre, retourner la situation sous tous les angles vides, c’est exactement cela.

 

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11:49 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

Commentaires

Et pourtant, je suis encore là.... Un soir, j’ai regardé derrière moi, j’ai essayé de comprendre cette trajectoire si chaotique et tellement rectiligne en même temps.
En pensant à tous mes choix et mes non-choix, j’en suis venue à la conclusion que je m’étais le plus souvent laissé guider par mes angoisses et mes peurs que par mes désirs et mes envies.
J’ai eu tellement peur des conséquences d'une telle découverte sur le reste de ma vie, que j’ai décidé de ne plus regarder derrière moi et d'oublier tout ça.

Écrit par : She's like a jungle sometimes...May the blues be with you | 29/09/2006

Très bien et donc tout va pour le mieux alors ?

Écrit par : Nola | 29/09/2006

:) je viens te souhaiter un beau we
bizz

Écrit par : bio | 29/09/2006

En voiture s'il vous plait pour agrémenter votre voyage, notre conteur se fera un plaisir de vous distraire et de vous emmener dans un second voyage, en parallèle, au cours duquel vous serez invité à boire un thé et à laisser voguer votre coeur, doucement; vous serez envoûté, conquis, prêt à continuer le chemin bien au-delà de votre étape...les mots seront plus soyeux qu'une nuit. Tendez l'oreille, c'est le chuchotement de la soie sous vos doigts.

Écrit par : melle Bille | 02/10/2006

Voilà, j'y suis retournée.... :-) Je ne sais pas pour combien de temps...

On verra.....

Écrit par : Bad' | 02/10/2006

Au secours frèrot Perdu le fil de l'autre côté... j'espère momentané... Je viens donc par zissi te bisouiller...
J'm'accroche... Et ça marche... mm avec "le" cassé... J'tiens... Et ça m'va bien...
JVMtl3
F.

Écrit par : Fléa | 03/10/2006

Missing you..... Kiss

Écrit par : Le P'tit Caillou | 10/10/2006

je me suis longement demande pourquoi tu ne changerais pas tout ce noir ... de ton blog ...
aller bisous

Écrit par : zelda | 10/10/2006

Je viens simplement prendre de tes nouvelles...
Ca va mon Nola?

Écrit par : Le P'tit Caillou | 12/10/2006

c'est beau....

Écrit par : anthony le chieur | 15/10/2006

c'est beau....

Écrit par : anthony le chieur | 15/10/2006

je passe par ici pour faire un tout gros bisou à Fléa :)

Écrit par : bio | 17/10/2006

bon tu as contourné le pb, ok; mais où????????;-)

Écrit par : melle bille | 21/10/2006

nola Pourquoi tu ne reviens pas ? ça commence à faire long sans toi..

Écrit par : gaYa | 26/10/2006

Et bien ma Poule ! Tu fais la grève ? ;-)

Écrit par : Yves | 30/10/2006

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