31/10/2006

Je Nous ai vu ...

[Mode Individu ON]

Humeur Musicale du jour : Wonderful Tonight d’Eric Clapton

Humeur d’Emma : Gaaaaaaaaaatééééééééééééééééééééééééééé Papaaaaaaaaaaaaaaa

[Mode Individu OFF]

 

[Mode Belle Inconnue ON]

[Mode Individu ON]

 

 

... Nous regardant à travers un brouillard vert pétillant et filandreux.  Stagnant comme la vase des marécages, lorsqu'il fait trop chaud pour laisser respirer l'eau.  Je Nous ai vu Nous regardant, les yeux lavant la pluie des joues comme si une vitre, lors de grand orage, était mouillée des deux côtés.  Elle crépitait, fusillée par les gouttes d'eau salée qui émanait de notre coeur,  ce bandeau noir devant les cieux, cachant les yeux comme pour une exécution.  Je Nous ai vu, tendant les bras, l'un vers l'autre mais n'arrivant plus à se toucher, endommagé, l'un et l'autre par quelques obscures douleurs.  Je Nous ai vu, les bras tendus essayant de se rapprocher, juste la pulpe des doigts, un simple contact, qui redéclencherait cette réaction en chaîne électrique de puisssance et cosmique de tendresse.  Mais Nous n'y arrivions pas, malgré tout nos efforts, malgré tout notre amour, malgré tout ce qui fait que Nous sommes Uniques.  Les bras tendus à faire craquer les jointures, en pleurant que ce n'est pas possible, que pas Nous, cela ne se peut pas ! 
Nos bras se sont rendus, finalement rangés le long du corps, essayant d'accepter que ce n'est pas encore le moment, qu'il faudra encore attendre avant de pouvoir étreindre et bercer.  Timidement, ils esquissent des petits signes d'amour, offert à l'espace qui les subliment.  Nos mains parlent pour notre âme, caressant dans l'air des visages et des épaules invisibles, mais ô combien palpable.  Pas encore Mon Amour, c'est ce que tu me chuchote trop bas, le visage enfoui dans la douleur, le coeur en fuite dans tes profondeurs.  Pas encore, ce n'est pas le moment, je ne suis pas encore si bien ...  Promet moi de m'attendre, s'il te plaît, j'en ai besoin ...
Oui, Mon Amour, je te promet d'attendre.  J'attendrai la résurection de ton amour, l'apaisement des blessures.  Je t'attendrais quand dans les bras d'un autre, tu en auras assez du fiel de la continuité, je t'attendrai, jusqu'à l'effacement des ombres, quand le zénith se transformera en marée et quand les bateaux s'envoileront, au loin ....

 

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12:33 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

I was there! Cher Nola,
Je ne sais plus qui a dit que la poésie consistait à dire des choses que tout le monde connaît, mais de façon très compliquée...
Pas à dire, ceci est de la poésie! ;)
Dommage que je n'y comprends pas grand chose...
Heureux de te revoir!
Amitiés.

Écrit par : Armand | 31/10/2006

ahahah Armand toujours aussi alerte à ce que je vois !
Tant que l'on y est Mister Armand, pourrais tu cliquer en haut à gauche sur oser, parce que j'ai malencontreusement changé de société et je n'ai plus ton adresse mail.
Merciiiiiiiiiiiiiiii

Écrit par : Nola | 31/10/2006

Comme d'hab Mon pote Un texte exceptionnel

Écrit par : Yves | 31/10/2006

Hey Yves cooooooooool de te revoir !

Écrit par : Nola | 31/10/2006

Tu as rater de grand moment ...
héhéhé

Écrit par : Yves | 31/10/2006

Yves du genre ?
Heuuuuu par mail aussi si c'est trop confidentiel. Tu ne me vois pas sur google, mais je suis présent !

Écrit par : Nola | 31/10/2006

j'ai lu chez un tes tes amis que tu étais de retour
mon coeur a sourit
j'ai volé au dessus des toiles pour lire tes mots si profonds
il y a des majuscules à Amour Nous Mon, c'est tout simplement important et sublime

Écrit par : Ange | 01/11/2006

... Et tu ne me dis rien toi !?!?!?!?!?
Ben je vais poster à la Ninou alors...
Mode déception: ON
Mode fièrté: ON
Mode réneil: BUSY
Mode amitié: ON
Mode betchouilles: ON ON ON ON ON ON ON ON
Mode "a t'aime moi": BLOQUE SUR ON

Écrit par : Piero | 01/11/2006

Ah mon Nola te revoilà......
Tu te souviens? "Ce sont les absences qui définissent la longueur du temps..." et le temps m'a semblé si long sans toi, comme si j'avais pris dix ans en quelques semaines.
Mais j'ai jamais perdu espoir et maintenant que les "ombres se sont effacées, que le zénith s'est transformé en marée et que les bateaux se sont envoilés au loin .... " je sais que l'attente n'a pas été vaine.
Kiss

Écrit par : Le P'tit Caillou | 01/11/2006

coucou c'est vrai que c'est pas très clair mais c'est beau donc :)
boss bien alors ;)
bizzz

Écrit par : Bio | 01/11/2006

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