11/01/2007

Les Palombes ne passeront plus ...

[Mode Individu ON]

Humeur Musicale du jour :  Marooned the Pink Floyd

Humeur d’Emma : Papa ’Icoooooooooo, ’iennnnnnnnnnns !

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De grands yeux charbonneux qui se remplissent de colombes lorsqu’elles migrent vers le sud, contrastant de rêves, le blanc du noir et ces éternels peut être !  Les pupilles dilatées comme pour mieux laisser sa lumière m’éblouir quand vous êtes restés que trop longtemps dans la pénombre des persiennes ajourées, la rétine brûlante de fièvre magenta, pointillée de flocons cyan, voilà quel était mon état, quelques temps après.

 

Il a suffit d’une intonation, pour que toute la mécanique des réseaux sous terrains refasse surface tel un parfum qui s’insinue de couloirs en couloirs, débordant l’espace, d’une vague impression de déjà vu.  Déboussolé lorsque l’aiguille qui doit indiquer le Nord se balade aux alentours, ne se fixant pas aux endroits, mais se fiant aux envers.  Tournant sur vous-même, à rechercher un coin de mémoire familier ou vous pourrez faire le point de visée dans la carte escarpée de vos sentiments.  Voilà quel était mon état, juste après.

 

Des mots qui ne venaient pas, parce que trop longtemps ravalés, l’inconscience d’une idée fixe qui ne vous quitte pas, qui vous accompagne tout au long de vos pérégrinations imaginaire.  Des mots qui ne venaient pas, parce que justement trop de fois répétés à soi même parce que, égoïstement vous avez oublié ou peut être voulu oublier qu’ils étaient destinés à quelqu’un d’autre.  Vous n’êtes plus, vous figurez seulement, vous pavanez un peu, meublant votre timidité, retardant l’explosion de la bombe de bonheur qui se trouve dans votre ventre.  Voilà quel était mon état, pendant.

 

A la recherche, voilà comment j’étais avant.  A la recherche de ses yeux, mystifié par le vert de son désir, cristallisant le tout infini, distillant l’océan rageur goutte à goutte, patiemment, séparant le sel de la vie, à l’eau de la création.  Ils étaient partout dans mon univers, battant leurs longs cils à l’unisson, donnant naissance au vent qui transporte la foi, à défaut des montagnes qu’il faut toujours redescendre, une fois que l’on est resté trop longtemps au sommet.

A la recherche, voilà comment j’étais avant, avant de naître, avant de n’être.

 

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10:10 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Hé bé Chuis paf devant ton texte... magnifique !

Écrit par : Boudlard | 11/01/2007

Boud' Merci, heureux que tu apprécies ! ;-)

Écrit par : Nola | 11/01/2007

La cloche de la division L'humeur musicale du jour colle tres bien à ton billet.
Gilmour in the sky with diamonds ...
Les premieres notes font rêver, on se croierait échoués sur une plage, c'est ce que cela évoque à mon esprit, donc pas vraiment les montagnes enneigées de ton illustration, et pourtant les sentiments peuvent être les mêmes, la solitude de cette recherche.

Amitiés,

P.S.
J'ai pensé à toi vendredi, au magasin de disques de St MICHEL, ils passaient un live de Nick CAVE dans la sono ...

Écrit par : Eric | 13/01/2007

Eric Gilmour et ses doigts magiques ! Ces gars là sont des architectes du son ! Dès qu'on les écoutes, on ne peut que se diriger vers les endroits qu'ils ont décidés !

;-) Tiens je me demande ce que ça donnerait la voix sombre de Nick et les notes aériennes de Gilmour ! ;-)

Écrit par : Nola | 15/01/2007

Dave & Nick Je ne sais pas ce ca donnerait ... je ne suis pas persuadé du résultat. Pour Nick CAVE, il faut un accompagnement plutot acèré ;-)

bien à toi

Écrit par : Eric | 22/01/2007

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