29/01/2007

Le cirque du sommeil

[Mode Individu ON]

Humeur Musicale : Little  Star de Stina Nordenstam (Eric si tu ne la connais pas, à écouter d’urgence !)

Humeur d’Emma : J’ai de la fièvre, je ne suis pas bien ! 

[Mode Individu OFF]

 

[Mode Belle Inconnue ON]

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C’est l’heure où les amants se quittent enfin, dans un dernier baiser d’envie, avant que le promis n’arrive et que la promise se redécouvre fidèle.  C’est l’aube, Van Ghog à fini de colorer le ciel dans les bleus profond et le jaune éclatant, taché de violet funéraire et d’orange sucrée, l’été débute, le printemps crève déjà dans une lente agonie, accouchant les fleurs des bourgeons à maturités. 

 

C’est l’heure où toute les plus belles promesses du monde s’en vont entrevoir d’autres possibilités, où tous les amants du monde s’en vont prospecter d’autres conquêtes, satisfaits mais pas repus.  C’est l’heure où tout le monde sait ce qu’il ne veut pas voir, c’est l’heure où les vertus se rachètent, couvertes par la confession décolletée des soutanes en érection.  C’est l’heure du pardon menti et des actes cachés, un parfum effacé, un drap retendu et une peur défroissée.

 

Ils se sont peut être dis les je t’aime qui attisent l’ardeur des plus vieux pour les plus belles, ils se sont peut être dis les je t’aime de circonstances qui précautionnent l’envie des plus jeunes pour les plus laides.  Ils se sont déchaînés comme des poèmes marbrés, brisant la trahison comme autant de veines dans l’immensité froide.  Ils ont fait abstraction, juste pour le plaisir des gestes, même si l’âme se sentait un peu gênée par la discrétion des sexes qui se partageaient la transgression.  Peut être se sont-ils vraiment aimés ?  Tant qu’à faire, ce serait préférable.

 

C’est l’heure où les penauds rentrent dans leurs cocons voûtés par le poids des incartades adultères.  Même le soleil à pitié de leur ombre, les regards sont pesants, les sourires embarrassants.  Ils ne regardent que le pavé des routes, horizons restreints, du gris glissant au gris du bitume, et un peu d’amertume au cœur ils s’en vont retrouver l’objet de leur offense.  Ils ne pleurent pas, ils font semblant, ils ne font que suivre les pas pressés de celui qui les a remplacés pour une nuit ou pour une heure selon l’urgence de la situation.

 

C’est l’heure où la défaite a depuis longtemps remplacé la colère, Van Ghog ajoute un peu plus de rouge carmin à son tableau, pas trop, il ne fait que colorer les nuages, en surface, pour ce qui reste de l’honneur des braves qui reviennent habillés dans des vêtements trop petits.  Engoncés dans la pénombre qu’ils ont de plus en plus de mal à traquer.  Ils rasent les murs, ils ne se rasent plus, ils font du portes à portes avec l’illusion de plaire à celles qui restent seules, pour un jour ou pour une heure, selon l’urgence de la situation.

 

Et moi, qui me promène parmi les cadavres vivant des trahis, et le superbe panache des amants, je ne peux que jouer à celui qui sait,  faisant semblant de ne pas voir le soleil qui à pitié de mon ombre, auréolé par le vert le plus pur, marbrés par le plus déchirant des poèmes du Mascara.

 

 

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12:22 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Commentaires

petite demande sans importance..;enfin je sais pas j'ai laissé un petit message ce matin au maquis!

Écrit par : Elise | 29/01/2007

J'y ai laissé un message également

Écrit par : Nola | 29/01/2007

de belles phrases nostalgiques merci
c'est un très beau texte!

Écrit par : Elise | 29/01/2007

Elise Je t'en prie

Écrit par : Nola | 29/01/2007

Lorsque l'adulte ère, il peut se passer un tas de chose, surtout sur les aires (de stationnement ;-))

Écrit par : Yves | 29/01/2007

Yves du vécu ??? ;-)))))))))))

Écrit par : Nola | 29/01/2007

oui Nola Du vécu, mais c'est pas ce que tu crois

Écrit par : Yves | 29/01/2007

Yves Je ne crois rien, je ne permetterait même pas de te juger !
Chacun mène sa barque comme il l'entend, mes valeurs ne sont pas prioritaires

Écrit par : Nola | 29/01/2007

Je sais Nola C'est ça que j'apprecie chez toi
A plus mon Pote

Écrit par : Yves | 29/01/2007

Yves ciao ma poule !

Écrit par : Nola | 29/01/2007

je passe toujours savourer ta poésie, elle tempère doucement mon ironie. Avec tes mots, les matins de brume sont toujours plus doux.
Merci mon doux

Écrit par : melle bille | 31/01/2007

Ma belle Floue ... C'est avec plaisir !

Écrit par : Nola | 31/01/2007

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