17/05/2007

L'éclipse vit des hauts

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Humeur Musicale : Innuendo de Queen

Humeur d’Emma : Premier pipi dans le petit pot !  Je suis hyper fière

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Les heures doutaient, en cette période de fragile retrouvaille.  La Femme Soleil était réapparue, après une éclipse totale, durant de trop longs jours poudrés de trop tristes nuits.

Une partie de Lune s’étant détachée de son magnétisme, Elle put m’envoyer quelques rayons, en éclaireurs de sentiments, en éclaireurs d’une face cachée mais toujours gravée dans la superbe.

Des rayons inquisiteurs, obliques, pas vraiment francs et osés, vous savez, comme ces fraîches journées d’avril quand le soleil ne fait que poindre le bout de son nez.  Qu’il laisse à son ami le vent la possibilité d’encore rendre les illusions fraîches et subtiles.  Comme un avant goût de ce que pourra déchaîner la chaleur, mais annoncée timidement, sans contraintes ni promesses.  Sans promesses aucunes, surtout.

Elle était gravée dans ma mémoire, la lave en fusion s’étant solidifiée, petit à petit, au fur et à mesure d’un éloignement glacé, consommé, pas encore repenti.  J’avais créé ma propre empreinte, une sorte de négatif sculpté, retenant les traits et les creux de ses harmonieuses couleurs de vert brillant et de cuivre métallique.  Sa voix qui s’écoulait comme une onde langoureuse et mouillée, vestige de la rosée du soir.  Les flammes de ses cheveux, se chevauchant comme une galopade infinie, embrasaient la commissure des lèvres, fouettant la chair d’embruns musqués.  C’était Elle, uniquement Elle, dans son entièreté de sorcellerie novice ayant peur d’étinceler pour ne plus savoir maîtriser son embrasement, la magie faisant son office sans possibilité de trouver la formule pour retourner en arrière.  Les paroles et les gestes étaient encore retenus, peut être ne redeviendront-ils jamais comme quand c’était le temps d’avant.

Ce n’est pas tant le problème, je suis prêt, j’ai déjà vécu et j’ai fait en sorte de me faire croire que je m’en suis remis.  Les sages, dans leurs lentes effusions de vérités disent que qui ne connaît pas le passé, ne pourra jamais reproduire le futur.  Qu’importe de reproduire le futur, l’important est de se re-découvir, se dépoussiérer et envisager les choses, peut être sous une courbe tout a fait différente.

Je ne sais pas si la nuit des temps, recouvrera ce tout nouveau, je ne sais pas, si ce jour est à bénir ou à maudire, je ne sais rien de tout cela.  Je me laisserai porter là où elle n’a pas encore décidé de m’emmener, je m’accrocherai aux voiles, modelées par le souffle de ses envies et de ses fureurs, embarqué comme un trésor fermé à l’intérieur d’un galion qui se laisse dériver et emporter au loin …

 

 

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13:49 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Cher Nola,
Tu dis:
"Les sages, dans leurs lentes effusions de vérités disent que qui ne connaît pas le passé, ne pourra jamais reproduire le futur."
Effectivement, il est évident que ceux qui oublient leur passé dans les arbres (voir Darwin) ne pourront pas finir "robots" sur l'Enterprise. ;)
Amitiés

Écrit par : Armand | 17/05/2007

hahahaah Armand en effet, c'est pour cela que je me penche tellement sur cette intelligence artificielle humaine ;-)

Écrit par : Nola | 17/05/2007

chuuuuuuuut... je passe just te faire un p'tit coucou et je file sur la pointe des pieds...pas déranger des hommes qui pensent :PP

Écrit par : bio | 18/05/2007

Penser c'est un grand mot ;-)

Écrit par : Nola | 21/05/2007

Waouw ...

Écrit par : Boud | 22/05/2007

Boud Ouiiiiiiiii, tu disais ;-))))

Écrit par : Nola | 22/05/2007

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