11/01/2008

Embryon

Humeur Musicale :  God hates us all de Slayer

Humeur d'Emma : Sweet dreams

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Malgré toutes les tentatives, je n’étais pas encore mort.  Cela n’aurait de toutes façons servi à rien puisque je suis condamné a revivre ses grands yeux verts, encore et encore, encore et certainement pour toujours. 

Alors, j’ai pris ma fidèle, je l’ai caressée tant que j’ai pu, je lui ai parlé, parlé d’Elle, parlé de Nous, pour qu’elle comprenne, pour qu’elle vibre des passions moroses et déchues.  Je lui ai projeté le souvenir de Sa voix, de Son odeur, de Son élégante façon de ne pas dire je t’aime, ou juste une fois, à cause de la timidité cellulaire. 

Elle chuchotait, d’un ton bleu et lascif, je l’ai prise dans mes bras, j’ai écouté ce qu’elle avait à me dire, elle m’a parlé d’Elle et de Nous, elle avait compris, comme toujours.

Je l’ai emportée sur les toits, réminiscence rétinienne, impression de déjà vu, déjà vécu, mais de renouveau, enfin plutôt, de peine à peine contenue.  Oui, ça doit être cela, la solitude et le morceau de bois, la certitude aux abbois qui font que les choses ne seront jamais les mêmes, à moins que les illusions qui me bercent, malgré la lucidité finissent par avoir raison … de moi.

Une crépitante au milieu des doigts, le métal des six destinées tendu à tout rompre, je pouvais commencer l’incantation, la mélopée qui me sortirait du brouillard, les notes s’accrochant au filet mouvant des possibles, me montrant un chemin, tortueux et sinueux, comme toujours.

J’ai revécu le Thé au Mascara, je L’ai reprise dans mes bras, les doigts courant sur le manche, à la recherche d’une combinaison, d’une clé, d’un mélange de douceurs pour me réconforter, je L’ai reprise dans mes bras, c’était si bon, c’était comme quand j’avais la portée et que les notes se mélangeaient, distordues et possessives, amalgame aérien et terre à terre.

Naturellement acoustique, comme quand son âme s’offrait à moi, les veines rythmées par le tempo et le blues qui s’écoule de nos yeux, formant les rivières cristallines de ce vent qui est désormais gelé.

Naturellement électrique, comme quand son désir s’offrait à moi, échange de peau et de caresses, a coup de parfois aussi subtilement que les sûrement de l’Amour simplement consommé, subtilement condamné.

Lorsque la musique s’est interrompue, l’aube pourpre venait de s’inviter dans le ciel, trouant ça et là le noir des étoiles avec la lumière du désespoir.  J’ai fermé les yeux, juste pour me cacher la peau du brillant du renouveau, je ne voulais pas guérir parce qu’Elle est plus qu’une souffrance, Elle est cette exquise douleur des regrets … comme toujours.

 

Photo : Mira 

12:39 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Et bien ma poule Tu es de retour ?

Écrit par : Yves | 11/01/2008

yep on dirait oui

Écrit par : Nola | 11/01/2008

ET bin Bienvenu chez toi ;-)

Écrit par : Yves | 11/01/2008

Te voila de retour Yeah !
God hates us all ?
Excellent choix, je ne savais pas que tu écoutais SLAYER. Ils me fascinent, surtout en concert, énergie brute, sans fioriture, et pourtant il y a une ame derriere... Ils seraient parfaits sur la bande son de Aliens.
Alors apres ton billet, evidemment comment ne pas vouloir saisir son "axe" (de l'anglais) et braver les dieux ?

Welcome back !

Écrit par : Eric | 11/01/2008

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