07/02/2008

Les champs de Vénus

 

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Humeur Musicale : Cool Number 9 de Joe Satriani

Humeur d’Emma : Ze Veux bien un Bibi au lit !

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Quelques fragments de bribes, volées aux collines lettrées, survolée par la pulpe des doigts qui s’entrechoque et qui recommence, juste pour justifier cette présence gravitationnelle qui dit : je suis toujours là.

Il y avait une ombre au Thé au Mascara cette nuit, mouvante et ondulante, je l’ai reconnue tout de suite.  La marque de ses pas sur le sable encore frais, ses gestes sensuels drapés d’étoffes subtiles, et puis, ces yeux verts que je devinais, malgré la noirceur des environs.  C’était Elle, il n’y avait pas de doutes !

Je me suis contenté de la regarder bouger et danser.  S’arrêter quelquefois, postures significatives du souvenir.  Réhabituer nos sens à redécouvrir, toucher, sentir, ne pas voir, deviner et palpiter.  Je l’ai juste regardé, les paroles ne venaient pas, constante muette qui empêche cette boule de bonheur grandir dans le ventre. J’ai goûté au vent tournoyant du subtil, lorsque des infimes particules de présence viennent vous caresser la peau, enveloppant la douceur, réchauffant la noirceur.  Je me sentais libre à nouveau, élevé et bercé, surélevé et flottant  dans l’air liquide et chaud de ce que l’on appelle communément … je ne sais plus.

Son univers entier venait  à moi, films tachetés qui se superposent d’étoiles lorsque ça brille dans nos têtes, poussières scintillantes et électriques, arquant le bleu des étincelles, craquant le son, crépitement du Cœur.  Combustion spontanée.

C’était sa façon à Elle d’être là, je veux dire, présente sans vraiment l’être mais assez pour se faire deviner, polarisante à demi teinte, contrastée entre l’envie de souffrance et le déni de l’espoir.

Je L’ai pourtant appelée, maintes fois, à coup d’insomnies sur les toits, la joie en berne et ces larmes trop ternes qui cerclent et congestionnent ce qui reste de mon humanité.  Comme si cela pouvait changer quelque chose : le déni de souffrance et l’envie d’espoir.

 

Les mots ne s’effaceront jamais, c’est bien mieux comme cela.  Parce qu’il y aura toujours ces entre lignes, le noir du fond qui est beaucoup plus lumineux pour moi que pour vous.  Même si tout s’éteint, durant ces jours sans fin qui prolongent l’infini.  Au-delà des vies et des regrets, au-delà de Ses parcelles sublimes que je m’efforce de reconstituer, nuit après nuit.

 

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11:59 Écrit par Nola dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

jolis mots bon aprem l'homme aux yeux gris ;)
kisss

Écrit par : bio | 08/02/2008

Frissons tant tu fais vivre tes mots
Bisous l'homme aux yeux gris ;-)

Écrit par : Ange | 08/02/2008

~Ï~ Bio => ben merci, la femme aux yeux ...
Ange => c'est ce que je sais faire de mieux hein ;-)

Écrit par : Nola | 08/02/2008

Difficile de laisser partir un souvenir quand sa source fut si intense.
Pourtant, l'aube passée, il m'est déja moins présent à l'esprit, le reve s'estompoant.

Bien à toi

Écrit par : Eric | 12/02/2008

Il est impossible de nier la souffrance; elle est juste à accepter, à accueillir... Et pour ce qui est de l'espoir, je ne sais si cela est une illusion ou une réalité dans nos coeurs transi de froideur humaine !
pensées en résonnance de tes mots amères...

Écrit par : Ewenn | 17/02/2008

Etre là sans vraiment imposer de présence C'est une façon comme une autre....

Écrit par : L. | 18/02/2008

~Ï~ Ewenn => et pourtant, j'aurais tant voulu que tout soit si différent !
L => en effet, mais ce n'est pas si facile au quotidien ...

Écrit par : Nola | 19/02/2008

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